Le crowdfunding : qu’est-ce que c’est ?

Le crowdfunding, que l’on définit littéralement par le « financement par la foule », est fréquemment traduit par « financement participatif ».  Le crowdfunding se base sur la logique selon laquelle les petits efforts accumulés peuvent faire aboutir de grands projets.

Le crowdfunding rassemble des individus pour un projet humain, une aventure collective. Il faut aller au-delà de l’aspect  financier pour voir toute l’importance et la portée de cette démarche.

Le crowdfunding propose un nouveau type de lien social créateur de valeur et déplace le centre de gravité du financement.

Nous basculons dans un environnement numérique, où nous assistons au développement exponentiel de solutions alternatives de financement s’appuyant sur les internautes, que cela soit le modèle basé sur la récompense, le don, le prêt entre particulier ou le micro-crédit (sans intérêt).

Sous le terme “crowdfunding”, quelque peu « exotique » en France c’est en effet toute une galaxie de services, de sites et de “philosophies” qui se côtoient, avec en commun la volonté de financer des projets  en faisant appel à l’apport des particuliers, mais avec des moyens, des objectifs et des résultats bien différents.

 

Le crowdfunding, alimente les chroniques web dans tous les médias. Avec ses différents modes de financement et les plus de 170 plateformes existantes en France, le crowdfunding est devenu une vraie solution de financement pour les entreprises.

Avec ses différents modes de financement et les plus de 200 plateformes existantes en France, le crowdfunding est devenu une vraie solution de financement pour les entreprises.

Complémentaire à des solutions plus classiques, comme les subventions et le prêt bancaire, sa diversité ne cesse d’augmenter et le recours au financement participatif peut désormais s’envisager à différents stades de développement d’un projet.

En savoir plus 

Financer la création de son entreprise grâce au crowdfunding – les différentes possibilités.

A noter

Si la forme de crowdfunding la plus connue est celle du don contre don «  récompense », c’est d’ailleurs à travers celle-ci que tout a décollé, bien relayé par les médias,  d’autres typologies existent : le crowdlending, les utilisateurs prêtent de l’argent, le crowdequity, les utilisateurs deviennent actionnaires ou encore le royalties crowdfunding. ou les investisseurs sont intéressés sur le chiffre d’affaire proportionnellement à leur apport, sans prise de participation dans l’entreprise.

 

Il existe aujourd’hui 5 types de plateformes qui correspondent chacune à une certaine forme de transaction distincte :

l’internaute apporte un soutien financier au projet sans contrepartie. Il s’adresse évidemment tout particulièrement aux associations – ONG ou grandes causes, pour des campagnes faisant appel à la solidarité. (Hello Asso, Alvarum)

les plateformes d’intermédiation et créatrices de valeurs, l’internaute « donne » une somme d’argent à un porteur de projet éventuellement en échange d’une contrepartie le plus souvent matérielle. Ce dernier cas s’apparente à du troc ou à une prévente.

l’internaute prête une somme d’argent au porteur de projet qui le rembourse par mensualité. Le plus souvent, le prêt est rémunéré.

financement d’entreprise contre une prise de participation et un éventuel intéressement financier) : il propose aux internautes de devenir actionnaire, de s’impliquer directement tant par l’argent injecté que par la mise à profit de leur expertise, leur expérience et leur réseau. Les entreprises sont sélectionnées en amont et les particuliers investisseurs se rassemblent pour former une holding et essayer ensuite de parler d’une seule voix.

Le royalty crowdfunding ou financement en royalties permet aux entrepreneurs de mobiliser des investisseurs sans diluer leur capital, et de reverser des montants proportionnels à leur chiffre d’affaires à la différence des échéances fixes d’un prêt, aux investisseurs de soutenir des projets qui leur parlent, d’être intéressés à la réussite de ces projets, et de bénéficier d’un retour financier progressif sans sortie à gérer. Les entreprises peuvent amortir leur investissement. La transaction est matérialisée par un contrat de cession de revenus futurs émis par l’entreprise financée. Ce contrat, validé en amont par l’entrepreneur, décrit les modalités de versement, d’information et le pourcentage de chiffre d’affaires versé à l’investisseur.

 

Pour en savoir plus sur la réglementation fiscale du crowdfunding

Les chiffres du crowdfunding en France et dans le monde 

 

En s’appuyant sur le baromètre de Financement Participatif France[2], on remarque très vite que les montants sont très variables selon le modèle de financement.

FORME DU CROWDFUNDINGMONTANT MOYEN COLLECTÉ (€)
Dons sans récompense2320
Dons avec contrepartie5576
Prêt rémunéré ou crowdlending352 558
Minibons (variante du prêt participatif)80 690
Obligations (variante du prêt participatif)617 442
Capital ou equity-crowdfunding360 288
Royalties49 955

A l’échelle mondiale. 

Kickstarter aux Etats-Unis

Les seules chiffres de la plateforme américaine[3]

Toujours en cours : 4 043 566 825 $ de dollars engagés pour financer des projets Kickstarter

155 365 projets intégralement financés.

[1] Sources :
Financement Participatif France / Compinnov – Baromètre du financement participatif Financement Participatif France / KPMG – Baromètre de la finance alternative

[2]  Baromètre de l’association Financement participatif France https://financeparticipative.org/barometres-crowdfunding/

[3] les statistiques de la plateforme kickstarter

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