Etude – Qui sont les crowdfunders ?

Une question revient souvent lors de conférences ou d'ateliers, qui sont les internautes qui financent (en contribuant ou investissant) ces projets. On ne savait qui ils étaient, Comment ils percevaient ces nouvelles solutions, comment faisaient-ils leur choix ? Mais aussi tout simplement combien de personnes connaissaient le crowdfunding.

Cela manquait véritablement pour bien comprendre le phénomène, notamment en France, où l'on est encore peu habitué à ces nouvelles formes de financement. Mais c'était jusqu'à aujourd'hui..

  Adocta, service d’études marketing (étude de marché, enquêtes…) 100% en ligne, dédié aux entrepreneurs, start-ups, TPE/PME, a réalisé une étude auprès de 1011 personnes. Ce panel a été constitué à partir d’individus déclarant avoir déjà réalisé un investissement via une plateforme de crowdfunding (23%) ou ayant l’intention de le faire (77%). Cette étude avait pour objectif de mettre en avant les comportements et la typologie des personnes qui soutiennent financièrement les campagnes de crowdfunding.

 
Quels enseignements
Première surprise : il n’y a pas de crowdfunder « typique » Même s’il ou elle a globalement moins de 50 ans, il ou elle habite partout en France, et se retrouve dans toutes les catégories socio-professionnelles.
Les plateformes de Crowdfunding : les stars encore introuvables.. 8%

Signe d’un marché en éclosion, il n’y a pas encore de plateforme « star » parmi celles que connaissent les crowdfunders... aucune d’entre elles ne recueille plus de 8% à la question « quelle plateforme connaissez-vous... ».

Pour ceux qui ont déjà investi via le Crowdfunding en revanche 14%

2 plateformes se détachent du lot : KickStarter & Ulule (14% chacune), preuve qu’aujourd’hui le financement participatif est plus compris et utilisé dans un modèle Don contre Don que dans des logiques de prise de participations

Investir intéresse aussi 44%

Pourtant, l’envie de l’actionnariat est bien là puisque 44% des personnes interrogées préfèrent ce modèle aux autres (Don contre Don ou Prêts).

les crowdfunders investissent moins de 250 € 68%

La typologie de l’investissement est extrêmement claire 68% des crowdfunders investissent moins de 250 €, ce qui corrobore le constat qu’aujourd’hui le Don contre Don est plus usuel que la prise de participation. Le crowdfunding est bien encore un « investissement d’appoint » dans l’esprit de nos concitoyens, puisque pour 52% d’entre eux, cela représente moins de 2% de leurs investissements... Le crowdfunder est pleinement conscient du risque de perte de capital : plus de 72% déclarent accepter cette perte totale (« Oui, c’est le jeu » - 72.4%)

 

Flou juridique et risques perçus expliquent cette prudence 14%

Le « flou juridique » autour du crowdfunding est le premier frein cité par les crowdfunders (14%), suivi de près par le manque de qualité des projets ou encore les montants demandés trop importants (13%). On notera ici que l’étude s’est déroulée, alors même que les annonces suite aux Assises du Financement Participatif, avaient été faites. Une communication claire et pédagogique reste donc indispensable pour lever le frein autour du « flou juridique », que nous interprétons aussi comme une méconnaissance globale des mécanismes du crowdfunding « Equity ».

motivations principales « aider un projet » et « participer à un projet » 39%

Conclusion : Le crowdfunder est là pour aider, et il est prêt à le faire. Les 2 motivations principales pour un crowdfunder sont « aider un projet » et « participer à un projet » (39% total des 2 réponses)... le « retour sur investissement » n’est cité que dans 12% des cas et seuls 9% déclarent la défiscalisation comme une motivation. Ce dernier point s’explique principalement par les faibles montants consacrés à ce type d’investissement. Si l’on investit en crowdfunding c’est donc bien pour aider les projets à émerger. Cette démarche est un véritablement engagement de l’investisseur aux cotés de l’entrepreneur, puisque 74% d’entre eux déclarent vouloir « faire la promotion acharnée » de la société s’ils investissent ; seuls 3% d’entre eux déclarent ne pas vouloir jouer un rôle actif ; 32% sont  qui plus est prêts à apporter leurs conseils.

L'étude en intégralité  http://www.adocta.com/etudes-adocta/AdoctA_Etude_Crowdfunding_201310.pdf

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