Etat d’esprit du porteur de projet – mindset de l’entrepreneur

 

Le web nous a enseigné la puissance des "effets de réseau " : relier des gens et des idées fait progresser les uns et les autres. C'est un cercle vertueux : plus les gens sont nombreux à participer, plus ils créent de la valeur, ce qui attire encore plus de gens, et ainsi de suite. De là vient l'ascension de Facebook, de twitter et de pratiquement toutes les autres entreprises qui réussissent aujourd'hui en ligne.

La plateforme américaine de Kickstarter accueille des milliers de créateurs présentant leurs idées à travers une vidéo et espérant attirer l’attention et convaincre, par leur passion et leur travail, des internautes à les suivre dans cette aventure artistique et humaine. Pas besoin d’être spécialement talentueux ou intelligent pour faire partie d’un écosystème de talents – il suffit en fait d’avoir quelque chose à offrir. Invitez les gens à rêver, à créer. Un écosystème se forme dès qu’on décide d’échanger avec les autres et de partager avec eux ses idées.  Je vous invite vivement à regarder de très près les success story, mais aussi les projets plus confidentiels, où chaque créateur déploit des trésors d’ingéniosités et d’originalités pour se faire connaître et réussir à créer. Je vous invite à regarder le petit documentaire explicatif d’Arte.  ce nouveau numéro, BiTS qui s'interroge sur le "crowdfunding".

 

 

Le cinéma guérilla.

Pascal Tessaud,  décline cette envie d'un cinéma audacieux, libre, original, dans la forme et les dialogues, les envies et les histoires. Il a réalisé son premier long-métrage, Brooklyn tourné entièrement à Saint-Denis, qui raconte la quête musicale et existentielle d’une jeune rappeuse suisse.  Comme il le répète, ce cinéma guérilla, en dehors du circuit classique représente :

“3 ans de lutte, de sueur, d'espoir et de folie se concluant en beauté. Contre vents et marée, nous avons osé rêver tout haut grâce au soutien indéfectible d’un collectif de personnes à l'état d'esprit remarquable 100% Hip Hop”.

On assiste vraiment à l’émergence avec d’un nouveau cinéma urbain avec Rengaine de Rachid Djaidani ou Andalucia d'Alain Gomis, qui rappelle (en toute humilité) le nouveau Hollywood de Scorsese ou de Cassavets.

Ces personnes n’essaient pas de se faire des contacts en courant les cocktails, lancement et vernissages, car elles sont trop occupées pour cela. Elles s’enferment dans leur studio, leur labo ou leur atelier, mais plutôt que de maintenir un secret absolu sur ce qu’elles sont en train de faire, elles partagent leurs réalisations en cours en publiant régulièrement sur Internet des bribes de leur travail, de leur démarche, de leurs idées.  Au lieu de perdre leur temps à faire du réseautage, elles s’intègrent directement au réseau. En partageant généreusement leurs idées et leur savoir, ces personnes s’attirent un auditoire qui fera communauté autour d’elles et dont elles pourront solliciter au besoin l’avis ou l’appui financier. Il y a une volonté de se libérer des carcans, du poids de la pression de l’argent, pour prendre plaisir à raconter de belles histoires. Des films hors système, sans argent, mais permettant d’apporter d’autres émotions, une énergie et une fraicheur, souvent salvatrice pour la créativité.

 Alfred Hitchcock n’aurait sans doute pu qu’adhérer, lui  qui expliquait qu’il était prisonnier des compromis financiers et commerciaux :

« Que se passerait-il si l’on donnait à un peintre une toile vierge qui a elle seule vaudrait un million de dollars, une palette de 250 000 dollars, 300 000 dollars de pinceaux, une boîte de couleurs de 750 000 dollars et qu’on lui dise ensuite de faire ce qu’il désire selon son inspiration, mais sans perdre de vue que le tableau terminé doit rapporter 2 300 000 dollars ?».

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