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Comment donner du sens à son argent ?

S’y retrouver entre la finance solidaire, responsable, collaborative ou encore participative et faire les bons choix grâce à notre épargne.

S’y retrouver entre la finance solidaire, responsable, collaborative ou encore participative et faire les bons choix grâce à notre épargne. 

Les univers de la finance solidaire et responsable (ou impact) et de la finance participative se côtoient de plus en plus. La finance solidaire s’est structurée historiquement sur la notion de “territoires” (Terres de lien, les cigales ou encore les banques coopératives) alors que la finance participative repose elle sur le principe de communautés virtuelles d’internautes (on parle souvent de 1er cercle, 2d cercle puis de 3eme cercle) sans lieu. La finance participative correspond à une finance collaborative dans la mesure où elle vise à mettre en relation des internautes avec une plateforme qui leur offre des opportunités d’utilisation de leur épargne, sous forme de prêts, à des objets qui correspondent à leurs convictions, tout en étant rémunérés sur l’épargne affectée.

En effet, même si elles partagent néanmoins des objectifs sociétaux qui peuvent apparaître comme comparables, une rupture semble apparaître entre la finance participative surfant sur l’économie collaborative (Start-up-e-commerce), rassemblant une communauté d’internautes plutôt jeunes, socialement favorisés souhaitant donner un impact à son argent et une finance solidaire plus enracinée.

L’urgence d’avoir une finance plus éthique et durable.

Même si les chiffres du crowdfunding ne cessent de croître,  nous avons dépassé le milliard d’euros en 2021 selon le baromètre de l’association Finance Participative France et l’on peut se réjouir de l’arrivée  de solutions comme l’application Rift,  ou encore le relais dernièrement, dans les médias, de l’implication de Meghan Markle et le Prince Harry dans une société d’investissement, dénommée Ethic qui promeut des placements financiers respectant certains critères environnementaux, sociaux et de gouvernance, le basculement est trop lent face à l’urgence de l’enjeu. La finance solidaire ne représente encore que 0,29 % de la finance internationale, moins de 10% des transactions financières financent l’économie réelle, le reste va dans l’économie financière. L’un des objectifs affichés justement du crowdfunding et de la finance socialement responsable est de reconnecter l’épargne, l’argent et le développement économique, durable et social d’une société. De l’autre, les entrepreneurs porteurs d’innovations positives sont trop souvent mis de côté par le système financier classique qui a du mal à intégrer que le profit ne peut plus être l’unique indicateur de performance.

En 2020, notre argent représente notre premier poste d’émissions de CO2.

La croissance du crowdfunding en 2020 a été tirée surtout par le don, qui a fait quasiment x3, et la vague de solidarité liée à la crise sanitaire. L’investissement a lui aussi continué de progresser, notamment l’investissement en royalties, avec plus de 2 millions d’euros collectés. 

90 % des transactions financières ne sont pas liés à l’économie réelle.

Le nouveau rapport d’Oxfam France évalue ainsi l’impact climatique de notre argent et les résultats sont édifiants : En estimant que les Français ont en moyenne 25 000 euros sur leurs comptes (courant et épargne), nous polluons encore plus via ce que finance notre argent que via notre propre consommation.

 

Donnez du sens à votre argent aux éditions Yoshiaki

Les auteures Camille Prigent, journaliste et fondatrice d’Investir éthique, un média de vulgarisation dédié à l’investissement responsable. Marianne Iizuka est gestionnaire de patrimoine et spécialiste du système bancaire et des marchés financiers s’inquiètent dans leur livre  » donnez du sens à votre argent “ du rôle donné par les banques de l’épargne des français. 

Alors que la préservation de l’environnement devient une priorité pour de nombreux Français, elles explorent les vertigineux écarts entre notre système financier actuel et ce vers quoi il faudrait qu’il tende. Ou comment passer d’une finance qui ignore les externalités négatives insoutenables sur le long terme à une finance respectueuse de l’humain et de son environnement. Des solutions existent à nous de les utiliser et de les mettre en place et en action.

Vous procurez le livre 

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