Bitcoin et autres crypto-monnaies

 

La révolution des cryptomonnaies : nouveau terrain de jeu ou pyramide de Ponzi ?

Le bitcoin est une vraie révolution, financière, digitale, collaborative, systémique et visionnaire.  La blockchain a démontré sa puissance au travers du bitcoin au cours des 10 dernières années. Et ses limitations aussi, de nombreuses questions se posent déjà et les polémiques enflent. Le problème réside notamment dans le coût en énergie et écologie de production d’un bitcoin, du manque de transparence de plateforme de cotation et de trading sans évoquer le mining… (nous y reviendrons…)

Comme toute nouvelle technologie, on peut la rendre ésotérique ou bien par quelques exemples faire comprendre sa proximité avec de nombreuses choses avec lesquelles nous sommes familiers comme le langage ou l’internet. Essayons d’y voir plus clair.

Petite introduction

« Bitcoin : Le début de l’histoire ! »

https://www.arte.tv/fr/videos/RC-021581/le-mystere-satoshi/

 

La crise des supprimes commence avec la chute de Lehmann Brothers en 2008. Satoshi Nakamoto   fondateur inconnu du Bitcoin et par de là la première Blockchain publie un white paper qui précise la manière dont une monnaie peut être créée sans avoir besoin de tiers de confiance que pouvait jusque là être l’Etat ou une banque. Les inventions des trente dernières années (cf chart ci-contre) sont réunies en une seule pour donner naissance le 03 janvier 2009 au premier block de Bitcoin.

Il faut savoir, tout d’abord, que l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) recommandent la prudence en ce qui concerne l’investissement dans le bitcoin : en effet, celui-ci repose sur un marché non régulé, et ne dispose donc pas de cours officiel.

Ainsi, le bitcoin n’obéit qu’aux règles de l’environnement informatique dans lequel cette “monnaie virtuelle” évolue. Par conséquent, le marché du bitcoin est volatil, et donc risqué pour des néophytes qui n’ont pas de connaissances en la matière ou qui sont mal renseignés. Le prix du bitcoin peut varier à la hausse comme à la baisse très rapidement, ce qui le rend imprévisible. En quelques mots : l’investisseur peut perdre tout ou partie de son argent !

Il convient donc de faire attention à ce niveau et de vérifier, par exemple, que l’intermédiaire en bitcoins dispose d’un agrément de prestataire de paiement délivré par l’ACPR. C’est une qualité professionnelle requise, vu que le bitcoin ne dispose pas des garanties offertes par les banques centrales, et qu’il ne protège en aucun cas l’investisseur en cas de faillite de l’intermédiaire.

Les autorités rappellent également qu’en France, seul l’euro a cours légal selon l’article L.111-1 du Code monétaire et financier : ainsi, même s’il est possible de l’accepter comme moyen de paiement, il est également possible de refuser un paiement en bitcoin.

Presqu’un an aura été nécessaire pour publier le décret d’application de l’ordonnance du 8 décembre 2017 (https://lnkd.in/g5-BfPE) permettant le nantissement de titres non cotés sur la blockchain après une consultation de place auprès des professionnels (https://lnkd.in/g2sbiCG) et l’avis de la Commission après notification le 17 juillet dernier (!) du projet (https://lnkd.in/gtAR2zh)

 

Les 5 points essentiels à savoir sur le bitcoin

Le Bitcoin est défini comme une monnaie numérique qui permet de réaliser des transactions sécurisées et simples de pair à pair sur Internet. C’est le premier réseau intégralement ouvert auquel tout le monde peut participer. Il n’est en effet pas la propriété d’un individu ou d’une société.

En effet, les transactions de bitcoins ne souffrent d’aucun contrôle gouvernemental. Le bitcoin ne dépend d’aucune banque ou société privée. Il est basé sur la blockchain, entièrement décentralisée. Le bitcoin est la cryptomonnaie la plus adoptée aujourd’hui dans le monde. De nombreuses personnes s’envoient de l’argent numérique directement sur Internet et en toute sécurité.

Le bitcoin est créé via un processus décentralisé appelé minage. Il constitue un domaine entier qu’il convient de connaitre avant de s’y investir. Voici cinq points importants à connaitre sur le bitcoin.

1- Blockchain : réseau crypté sur lequel repose le bitcoin

Le Bitcoin n’est matérialisé par aucune pièce ou billet et s’échange en ligne. Il repose en effet, sur un protocole informatique de transaction décentralisé et crypté qu’on appelle « blockchain ». Celle-ci est décentralisée parce qu’elle ne dépend d’aucune autorité centrale.

La blockchain est un genre de livre de comptes numérique transparent sur lequel repose le bitcoin. Tous les mouvements sont recensés et validés par des millions d’individus ou entreprises qu’on appelle les « mineurs ». Ils allouent de la puissance de calcul informatique pour réaliser le minage et en récompense, ils obtiennent des bitcoins.

C’est un réseau sans intermédiaire, un registre distribué que tout le monde peut consulter. Elle enregistre l’ensemble des actions du réseau depuis son origine. Elle est constituée de transactions qui sont groupées dans des blocs. La transaction peut être par exemple, un transfert de cryptomonnaie.

2  21 millions, la limite maximale du nombre de Bitcoin en circulation

Satoshi Nakamoto, le créateur du bitcoin, a fixé le stock total de bitcoins à 21 millions. Aujourd’hui, déjà plus de 18 millions ont été minés. Mais comme l’a prévu le protocole Bitcoin, le rythme du minage est divisé par deux tous les quatre ans : 50 bitcoins en 2009, 25 en 2013, 12,5 en 2016. La philosophie derrière l’algorithme est de créer un actif ayant une rareté intrinsèque. Il est prévu que le bitcoin soit semblable aux métaux précieux et difficile à miner jusqu’à arriver au nombre maximal prédéterminé de bitcoins. On estime que le dernier bitcoin ne sera produit qu’en 2140.

3- Environ 80% des bitcoins déjà émis et en circulation

Au début de 2018, le nombre de Bitcoin émis a passé la barre des 17 millions. Cela représente en effet, 80% du nombre total prédéterminé. Aujourd’hui, il y a plus de 18 millions de bitcoins en circulation. Cela veut dire que plus de 80% de tous les bitcoins sont déjà en circulation. Pas besoin d’être un génie pour donc comprendre qu’il ne reste que 4 millions de bitcoins devant être ajoutés.

En effet, la récompense obtenue par les mineurs était de 50 bitcoins par bloc résolus au commencement (en 2009). Elle a progressivement diminué en raison des prévisions de l’algorithme. 210 000 blocs sont minés en quatre ans. Et après ce quota, la récompense en bitcoin est divisée en deux. Cela explique le passage de 50 bitcoins à 12,5 bitcoins en 2016 et 6,25 bitcoins aujourd’hui. La baisse de l’inflation sur le réseau bitcoin est donc lors inévitable. Et cela explique pourquoi les 21 millions ne seront atteints qu’en 2140.

4- Un moyen de paiement pas encore de cours légal en France

Les habitants du Salvador peuvent aujourd’hui faire valoir légalement, leurs bitcoins auprès des commerces et des services. En effet, depuis le 7 septembre, le Salvador devient le premier pays à reconnaitre le bitcoin comme monnaie légale. Ce pays a décidé de suivre la nouvelle tendance des cryptomonnaies en choisissant principalement le bitcoin. La première des cryptomonnaies est dorénavant reconnue par l’État comme seule devise électronique officielle. Qu’en est-il des autres pays du monde et surtout de la France ?

L’article L.111-1 du Code monétaire et financier précise que « la monnaie de la France est l’euro ». Pour tout paiement à effectuer en France, l’euro reste la monnaie exigée. C’est la seule monnaie qui a le droit d’être appliquée sur tout le territoire. Mais l’on remarque aujourd’hui en France que certains commerçants acceptent déjà d’être payés en bitcoins.

En effet, l’acharnement contre la qualification monétaire des cryptomonnaies diminue de plus en plus. Les cryptomonnaies ne sont plus véritablement contredites comme avant. Un certain juge a même reconnu le caractère fongible du bitcoin. Son utilisation comme moyen de paiement et son unité de compte deviennent de plus en plus difficiles à contester. Beaucoup de biens et services sont aujourd’hui accessibles en contrepartie du Bitcoin.

Comme plusieurs autres cryptomonnaies, le Bitcoin présente aujourd’hui les caractéristiques d’une monnaie. Mais il reste sans cours légal et donc limité parce qu’il ne peut pas encore être imposé en paiement aux commerçants. Pour l’instant, seul l’euro a cours légal en France.

5- Une forte volatilité du bitcoin

Durant la décennie qui vient de s’écouler, le cours du bitcoin est passé de près de zéro à environ 20 000 dollars. Rappelons que le Bitcoin n’a émergé qu’en 2009. En décembre 2017, il atteignait déjà les 20 000 dollars. En juin 2018, il connait un premier ajustement de moins de 6 000 dollars. Il est ensuite passé à pratiquement 65 000 en avril 2021. Durant cette période de 2018 à 2021, l’on a pu observer des hausses quotidiennes de plus de 10 %.

Ces trajectoires exceptionnelles et l’extrême volatilité du cours du Bitcoin ont fortement attiré l’attention sur lui et accru les appétits. Cela a ainsi créé un mouvement de crypto-enthousiastes qui ont investi le monde des cryptomonnaies. Du 1er janvier 2021 au moment de la rédaction de cet article, la valeur de toutes les cryptomonnaies est passée de 750 à 1.500 milliards de dollars.

De nombreux investisseurs partagent leurs conseils et prévisions à destination des particuliers via les réseaux sociaux. La jeune population s’intéresse de plus en plus aux marchés boursiers. Le bitcoin continue de séduire.

blockchain.

Quelques bonnes adresses Web pour mieux connaître et utiliser les crypto-monnaies.

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Au final, le but du bitcoin était d’échapper au contrôle des états, et par extension, des juridictions et administrations fiscales desdits états. Un eldorado de liberté financière désormais compromis car les institutions judiciaires, administratives et fiscales se penchent sérieusement sur la question. L’ACPR refuse même l’appellation de crypto-monnaie pour le bitcoin, lui préférant le terme de “cryptoactif”. Cela démontre la volonté de ne pas associer au terme de monnaie le bitcoin.