Le succès d’une campagne de crowdfunding passe par son propre réseau et de plus en plus par un réseau d’influenceurs

Le bouche à oreille ne se déplace pas sans un premier cercle fort et réactif

Lorsque nous assistons à la réussite d’une campagne de crowdfunding, nous avons l’impression que l’argent tombe du ciel, l’espoir d’être à leur place et le potentiel de démultiplication d’internet, nous fait oublier, qu'il existe  énormément de témoignages disponibles en ligne (gratuitement) de porteurs de projets qui reviennent sur leur réussite et rappellent la difficulté que cela a représenté.  Agrandir ce premier cercle, pouvoir toucher des inconnus est l’un des avantages majeurs de faire une campagne de crowdfunding mais pour l’agrandir, il faut bien qu’il en existe un au départ.

Dans une petite vidéo que j'ai faite pour le Film Courage, j’explique pourquoi le crowdfunding ne peut pas convenir à tout le monde et évoque les limites que l’on peut rencontrer, si l’on n’ est pas habitué aux réseaux sociaux ou très actif  sur le web.

Un point important lorsque l’on réalise une campagne est qui n’est pas assez mis en valeur, c’est la nécessité de bénéficier ou de constituer une «  fan base », un premier cercle d’amateurs prêts à promouvoir et défendre votre travail, une vraie petite garde rapprochée d’ambassadeurs. Est-il besoin de rappeler à quel point c’est crucial, non seulement, dans le cadre du financement de ce projet, mais aussi pour TOUTE votre carrière de cinéaste. Développer et maintenir à jour, une liste de contact, de données personnelles est inestimable, parce qu’ils ont marqué l’intérêt pour ce que vous avez fait, pour votre démarche, ils peuvent largement être contacté dans le futur, pour faire connaître la suite de votre travail. Cette liste de contact doit être précieusement conservée et ne doit pas être perdu ou remise à une autre personne. La confiance qu’ils vous ont accordé en s’intéressant à votre travail et en le finançant ne doit pas être perdu, en ne lui accordant pas de valeurs.

Bien qu’il existe certainement des entreprises ou des individus (agents ou professionnel de la communication), qui vous solliciteront pour prendre en charge votre campagne ou financer vos projets, je pense que sauter l’étape cruciale de l’effort personnel, de l’engagement pour gagner la confiance est un tort. Les médias sociaux sont un véritable don du ciel et une opportunité pour se rapprocher de notre public et d’avoir une relation plus profonde et plus personnelle à travers notre travail. On passe de la disponibilité à la loyauté. En outre, le fait de savoir que notre travail touche les gens, intéresse autant qu’il soit prêt à contribuer à hauteur importante, vous permet de tenir le coup même dans les moments de doute. Il est certes souhaitable de créer une équipe d’assistants (dans tous les aspects de la production d’un film), mais permettre seulement à cette équipe (ou pire, une tierce personne non concernée) de contacter vos supporter est une erreur.

Il est temps que les artistes acceptent, que s’enfermer dans une bulle n'est plus possible s'il souhaite vivre librement de l'art. Le public, les amateurs veut se sentir proche de l’art et de son créateur. Ce n’est pas un phénomène nouveau, faut-il se rappeler ? Les cercles de proximités, les fans clubs existent depuis très longtemps, mais la proximité, le lien qui se crée  aujourd'hui se fait par des Tweets, message Facebook, blogs, podcasts, vidéos, conseils, Pinterest boards, etc... Il existe même de plus en plus la possibilité d’avoir un dialogue direct.

Faîtes un effort personnel pour vous rapprocher de votre public, des amateurs de votre travail, apprenez à les connaître même par leur nom et vous verrez que l’effort va payer artistiquement financièrement et personnellement. 

Auteur de l'article : Sheri Candler

Les influenceurs : la clef pour atteindre le troisième cercle

Si vous connaissez votre cible, vous connaissez a fortiori les réseaux et supports sur lesquels ils échangent.  Surtout, la plupart des communautés se retrouvent autour de blogs spécialisés.

Miser sur les influenceurs à fort taux d’engagement

Comment faire le tri dans la jungle des influenceurs ? Le réflexe numéro 1 est bien sûr de se focaliser sur le nombre d’abonnés / likes / visiteurs uniques (selon le support).

Souvenez-vous : le Marketing d’Influence ce n’est pas (que) une histoire de chiffre ! Ce qui ne trompe pas, c’est l’engagement reçu par l’influenceur. Et là encore, on ne parle pas seulement du nombre de « j’aime » ou de commentaires sur des posts, car ça aussi, c’est manipulable. Observez donc l’engagement au niveau qualitatif : un vrai échange se crée-t-il entre l’influenceur et son audience ? La page ou le blog de l’influenceur est-il un espace de dialogue pour la communauté ? Si oui, vous avez trouvé une pépite !

Privilégier plusieurs micro-influenceurs

Trouver une pépite c’est bien. En trouvez plusieurs, c’est mieux. Et en fait c’est nécessaire. Si vous suivez souvent les articles de ce blog, vous savez que ce sont les micro-influenceurs qui affichent les meilleurs taux d’engagement (session de rattrapage avec l’article ci-dessous) et en définitive ce sont eux qui vous apporteront le meilleur taux de rentabilité pour votre campagne.

Collaborer en amont sur le contenu à produire

Si vous créez le contenu vous-même et demandez aux influenceurs de simplement le relayer, vous n’avez rien compris au Marketing d’Influence (désolé, mais il n’est jamais trop tard pour bien faire). D’ailleurs, il est probable qu’ils refusent de jouer les passe-plats ! Si vous laissez l’influenceur aux commandes, vous êtes déjà davantage dans le vrai. Le top du top ? La co-création de contenu. Cette stratégie appelée Marketing de Confluence est la voie royale en matière d’influence.

Pour en savoir plus sur le marketing d'influence, rdv sur getfluence.com

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