Le crowdfunding n'est pas née avec internet

 

Permettre aux amateurs de participer aux projets artistiques, d’être acteur de ces projets, d’avoir un lien privilégié avec les artistes n’est pas nouveau, tout autant que la possibilité de souscrire, de financer en amont. Ariane Mnouchkine le faisait sous forme de souscription bien avant l’invention d’Internet. Les plateformes de financement participatif ne font que le remettre au goût du jour et en lumière un système sain et efficace, (lorsqu’il est utilisé à bon escient) de financement de projets.  Ce que propose ce type de financement communautaire est simple : Un moyen grâce auquel les gens qui désirent le plus un projet ou produit peuvent obtenir qu’il soit réalisé.

La possibilité qu’ils offrent de déplacer le centre de gravité du financement et  de trouver le capital initial pour créer  en touchant des milliers de potentiels contributeurs et acheteurs rend plus que jamais ce modèle pertinent en temps de crise.  En outre, le web 2.0 trouve enfin tout son sens, avec cette nouvelle possibilité. Les internautes peuvent enfin véritablement être acteur et non plus spectateurs.

Florilège des premiers succès grâce à la foule

 

sagrada famillia

Sagrada famillia imaginée par Gaudi

Quand les barcelonais de  l’association des dévots de Saint-Joseph souhaitent leur établissement religieux, ils rachètent les terrains grâce à l'aumône et se rassemblent pour financer les débuts des travaux. Plus de 130 après, la construction n'est pas terminée et reste toujours financée par les visiteurs.

 

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En France, la campagne de promotion pour le financement de la statue débuta à l’automne 1875. La collecte des fonds se fit avec les moyens de l’époque : articles dans la presse, spectacles, banquets, taxations publiques, loterie, mais surtout grâce aux dons de milliers de particuliers. Le nombre de 100 000 souscripteurs fut annoncé. Dès la fin de l’année 1875, les fonds rassemblés s’élevaient déjà à 400 000 francs. Extrait d’un article d’alloprod 

Source : la-statue-de-la-liberte-financee-par-le-crowdfunding

 

La première campagne de financement s’est faite à la radio

 

Shadows, premier prix du cinéma indépendant

Son premier film, Shadows, commence de façon totalement improvisée… par une collecte lancée dans une émission de radio, Night people, de Jean Shepherd à 1h00 du matin. Cassavetes déclare qu'il est possible de faire un film totalement libre des contraintes commerciales imposées par les studios si chaque auditeur lui envoie un dollar. Le lendemain, Cassavetes reçoit 2 000 billets de 1 dollar et se retrouve derrière la caméra à filmer des improvisations sur " un schéma rodé ", le film n'était pas écrit ! Durant quatre mois, Cassavetes tourne des scènes autour de la vie d'une famille noire à new-yorkais. "Je croyais dit-il tenir un outil magique pour filmer des impressions ; de ce que sont les gens plutot que leur vie intérieure".

Source : ciné club de Caen

Ensuite l’homme plus cool du monde se l’est approprié pour atteindre les sommets

 

barack-obama

 

Mais Internet a permis de révolutionner le Crowdfunding et de le faire passer dans une autre dimension

« Il n'y avait pas de sites permettant aux internautes d'agir concrètement pour un projet, intégrant les médias sociaux, soit vous faisiez un don, soit vous faisiez un investissement à but lucratif, il n'y avait rien entre les deux, qui avait cette dimension hybride et cette esprit souscription, alors on l'a créé »

  Slava Rubin, fondateur d’indiegogo en 2008

Aujourd’hui, le train est en marche, la vague du changement continue à déferler ( il y a plus de 500 plateformes à travers le monde ) et de belles histoires s’écrivent grâce au rapprochement et la démultiplication de l’initiative individuelle permise par le web.