Comment créer la confiance pour aller au-delà de son premier cercle ?

Avec la recommandation, l’abonnement, l’algorithme, le crowdfunding, les licences créative commons, le besoin de « conversation », pour vendre ou créer le buzz, apparaît bien comme l’une des évolutions de fond de la culture à l’ère du numérique. La culture, qui était un » produit culturel « , est en train de devenir un « service » où le contenu peut être décliné sur tous les supports et toutes les plateformes. Il ne reste plus qu’à créer la conversation pour que l’on parle de lui. Et que le commerce débute. Vous vous en êtes peut-être rendu compte, créer un site internet ou une plateforme, sans que l'on vous recommande, c'est comme créer une boutique dans une impasse, vous êtes noyés dans la masse. Pas de trafic, pas de prospects. Pas de prospects, pas de business, c'est aussi simple.

L’économie du surchoix fonctionne à la différenciation et à la création de valeur ajoutée.

C’est l’exemple du label Kitsuné dans la musique. Considéré comme l’un des plus grands défricheurs de talent (Gossip, La roux, Klaxons, Digitalism), il se démarque de la production classique, en créant sa propre marque et développant à la fois une plateforme musicale et de mode. Diversifier ses activités, c’est diversifier ses revenus, c’est mettre en place une stratégie de communication, presque de « branding » autour de l’artiste, créer des évènements, de la valeur ajoutée pour permettre aux artistes de se rendre visibles parmi la profusion d’images autoproduites.

 

Solution ? Développer sa communauté de fan et le sentiment d’appartenance.

L’objectif ne sera plus de vendre, mais de faire émerger des communautés sur les réseaux. L’important ici est donc de créer un sentiment d’appartenance, une identité forte, on pourrait dire même une marque.

Le label véhicule cette image de gage de qualité et d’indépendance, ; sa crédibilité et son authenticité envers leur groupe leur ouvre les portes de succès, il dispose de suffisamment de formes de revenus pour ne pas avoir besoin d’un contrôle total de la copie. (pas clair, à reprendre . 😉

 

1) Prendre le temps de se créer un réseau, d'échanger, de se faire connaître auprès d'une première communauté.

Partagez sur les réseaux sociaux, discutez, commentez les articles qui vous intéressent et s'inscrivent dans votre activité. Dîtes qui vous êtes, ce que vous pensez, où vous allez et, bien sûr, ce que vous proposez. Le partage crée l'envie et favorise l'action. Le partage crée le climat de confiance nécessaire. Les médias sociaux ne vont probablement rien vous apporter directement, à court terme. Mais, utilisés au côté d'un marketing traditionnel, et dans le cadre d'une vraie stratégie, ils peuvent vous permettre de renforcer votre relation avec vos fans, ce qui au final les incitera à acheter.

Amanda Palmer: L'art de demander

Ne faites pas payer les gens pour la musique, nous dit Amanda Palmer : laissez-les le faire. Dans un entretien passionnant qui commence à l’époque où elle était artiste de rue (laissez un dollar dans le chapeau de la mariée de 3 mètres !), elle examine la nouvelle relation entre l’artiste et ses fans.

Amanda Palmer est la chanteuse des Dresden Dolls, un « duo punk cabaret » qui a enregistré un album solo sur le label Roadrunner (filiale de Warner Music). Comme elle a trouvé qu’ils géraient plutôt mal sa promotion, elle a décidé de prendre les choses en main.

Elle a donc été chercher ses fans directement sur les réseaux sociaux, en étant notamment très active sur Twitter. Elle a ensuite offert des concerts flash un peu partout où on l’appelait. En Juin 2008, elle a fait un concert flash sur une plage de Los Angeles en proposant un titre qu’elle avait écrit le matin même suite à la suggestion d’un fan sur Twitter.

Ça a donné un super clip vidéo tourné par un fan. Elle a réussi à créer également son propre business model. Un soir, en discutant avec ses fans sur Twitter, elle a lancé l’idée de faire du merchandising avec des t-shirts qu’elle customiserait personnellement. Elle a tout mis en place en quelques heures (via des sites de merchandising sur internet) et a vendu pour 11.000 dollars de merchandising en quelques jours. Une autre nuit, via sa webcam, elle a lancé en direct une vente aux enchères en ligne pour différents articles de sa tournée, qu’elle personnalisait. En trois heures, elle a gagné 6.000 $.

Elle a quitté son label, et a écrit de nombreux articles sur sa nouvelle liberté et sa volonté de travailler et monétiser différemment sa musique.

 

La campagne de Kickstarter de la chanteuse Amanda Palmer a connu un succès fou. Après avoir passé des années à nouer un lien particulier avec ses fans, à leur montrer régulièrement son travail et à partager gratuitement avec eux sa musique, Palmer a lancé une collecte de fonds qui avait pour objectif de récolter 100 000 $ pour l'enregistrement et la promotion de son album. Elle a recueilli plus d'un million de dollars. Demander c'est créer un lien. Présentation inspirante de la chanteuse des Dresden Dolls : dans un entretien passionnant qui commence à l’époque où elle était artiste de rue (laissez un dollar dans le chapeau de la mariée de 3 mètres !), elle examine la nouvelle relation entre l’artiste et ses fans. Soyez connecté à vos fans !

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