Réussir votre levée de fonds grâce à la blockchain

Qu'est-ce qu'une ICO ?

La Blockchain impacte tous les secteurs, certains font appel au crowdfunding pour financer leur projet, ce crowfunding, ou prévente, s’appelle I.CO.

Définition et mise en perspective

Une ICO (Initial Coin Offering) est une méthode de levée de fonds via l’émission d’actifs numériques échangeables contre des cryptomonnaies durant la phase de démarrage d’un projet1,2. Ces actifs, appelés "tokens" (jeton numérique), sont émis et échangés grâce à la technologie blockchain.

La principale différence tient au fait qu’une IPO permet à des investisseurs d’acquérir des parts de capital d’une entreprise, alors qu’une ICO permet d’acquérir des jetons digitaux, appelés tokens, qui le plus souvent ne représentent pas des parts du capital5. Ces jetons représentent, par exemple, un droit d’usage du service qui est appelé à être développé. À la suite d'une ICO, les jetons deviennent échangeables sur des plateformes de cryptomonnaies.

En outre, à l’inverse des IPO, les ICO évoluent dans un flou juridique : la réglementation entourant les ICO est balbutiante à l’heure actuelle, alors que les IPO sont extrêmement réglementées. Par conséquent, les ICO présentent de nombreux risques pour les investisseurs6 : l’achat de jetons ne leur offre en effet aucune garantie spécifique.

(source : wikipedia)

 

Qu'est-ce qu'une ICO ? Pourquoi faire une ICO ? Pourquoi y investir ? Vidéo réalisée avec Learn Assembly et extraite du MOOC Blockchain

Le succès des ICOs au niveau mondial

Au 30 juin 2018 (source : PWC), dans le monde, le nombre des ICOs s’élevait à 537 contre 552 pour toute l’année 2017 et le volume des sommes levées à 13,7 milliards de dollars contre 7 milliards pour toute l’année 2017, et à 45% du volume des IPOs au deuxième trimestre 2018 (levées de fonds "traditionnelles". Source : FORBES).

Les Tokens sont donc au coeur d’une nouvelle économie numérique. Ils permettent de rendre possibles de nouvelles stratégies. Ils sont un moyen de créer de nouvelles sources de financement, et d’offrir de nouvelles opportunités d’investissement. Ils suppriment les barrières entre les investisseurs professionnels et les investisseurs particuliers. Ils permettent à chacun de miser sur des services jugés prometteurs. Ils concurrencent le travail des investisseurs traditionnels, puisque n’importe quel internaute peut décider d’investir dans un projet. L’accès au capital se fait d’une certaine façon de manière plus égalitaire, car le processus de financement est décentralisé. Les Tokens ouvrent la voie à de nouveaux modèles d’affaires.

Source : Mipise

En France

Dans ce concert d'ICOs, la France occupe une part encore modeste avec un volume d’ICOs qui ne dépassait pas les 140 millions de dollars fin juillet 2018 (Source : Les Échos). Des pays comme la Russie, la Suisse ou Singapour mais également comme Chypre, l’Estonie ou la Slovénie sont largement devant !

Est-ce une fatalité ? Certainement pas, bien au contraire. La raison en est simple : les ICOs ont connu des succès mais ont également généré de nombreux échecs, voire escroqueries.

La dérégulation totale n’a donc pas que du bon. Le législateur français, en proposant à l’émetteur d’une ICO d’obtenir un visa optionnel de la part de l’Autorité des marchés financiers, ambitionne d'attirer les "bonnes" ICOs et donner des gages de confiance aux investisseurs. La France étant réputée pour la qualité de sa supervision bancaire et financière (ACPR et AMF), disposer d’un visa AMF (ou d’un agrément ACPR) deviendra un argument distinctif précieux.

Le 12 septembre 2018, l'article 26 de la loi Pacte est adopté par la commission dédiée ; il permet à l'Autorité des marchés financiers de délivrer des visas aux ICO en fonction de leur pertinence12. Cela fait suite à la volonté du Ministre de l'économie, Bruno Le Maire, de faire de la France un pays d'accueil pour la blockchain. La légitimation de certaines ICO leur accorde ainsi une pertinence légale ; cependant, cette législation est indiquée comme pouvant évoluer en fonction des décisions futures prises par l'Union européenne.

 

2 exemples concrets de compagnies ayant levé des fonds

 

Kelsey Cole - AdBank -  a levé $14 Millions.

Grâce à la blockchain ils ont :

👉Réduit la Fraude au clic qui atteint les 50 Milliards de $ par an
👉Optimisé les coûts des campagnes publication, en éliminant les intermédiaires

Site : https://adbank.network/

Alex Miles - VinChain - a levé $6 Millions
Grâce à la blockchain ils :
👉Listent de façon transparente et infalsifiables les modifications / réparations du vehicule
👉Fournissent un kilométrage infalsifiable.
Site : https://vinchain.io/fr

Atouts selon Pierre Parperon - Co-fondateur de Solid (Blockchains/DLTs, crypto-économie, tokénisation, ICOs for Good

 

Une ICO n'est pas une levée de fonds ...

... c'est bien bien plus que cela. La réduction à laquelle on assiste dans des posts, des livres blancs, des articles de presse, des conférences ... est symptomatique de la difficulté de notre époque à exploiter la richesse des concepts en les résumant à une phrase ou un mot que tout le monde peut comprendre. A vouloir être simple, on devient simpliste, pour ne pas dire simplet. La barre est un peu haute mais tentons de la franchir et de comprendre les valeurs ajoutées autrement plus essentielles et profondes qu'apportent les ICOs qui sont un sas vers la crypto-économie.

C'est un challenge que je me donne depuis un an, expliquer à chaque conférence de manière différente ce qu'est une ICO. Ma préférée a émergé il y a quelques temps, je la partage.

Imaginez que vous êtes un fournisseur de machine à café. Pour l'utiliser, les consommateurs ont besoin d'un jeton qui va permettre de mettre en route cette machine et d'obtenir votre café. Ce jeton, c'est ce que l'on appelle maintenant dans le monde un token. Et ce simple jeton se transforme en monnaie par la simple opération de le mettre en bourse et de le soumettre à l'offre et la demande.

La machine à café, c'est ce que fabrique votre entreprise, que ce soit un produit ou un service. Le token c'est le moyen d'acheter ce produit ou ce service. Et c'est la ou les technologies blockchain qui le fabrique, un peu comme un notaire ou huissier pourrait le faire pour les jetons ou la monnaie nécessaire pour la machine à café.

Mais il ne faut surtout pas s'arrêter à ce stade et penser la phase suivante surtout dans le cadre des lois qui sont en cours, péniblement pour la France, d'élaboration. Le travail depuis un an sur une trentaine d'ICOs dont une dizaine en cours nous a montré la richesse quasi infinie de la technologie au travers de la combinatoire de la dizaine de fonctions de la blockchain.

L' ICO est bien plus qu'une levée de fond pour start-ups : c'est le couteau suisse de la nouvelle cryto-économie

Chaque ICO a son token d'usage bien particulier avec ses promesses et son story telling car l'ICO, nous le répétons tous les jours à nos clients, n'est que le premier étage ou le dernier étage de leur fusée. Et cette année intense d'exploration et de combinaison nous a apporté de multiples nouvelles utilisations mises en oeuvre les unes après les autres :

L'ICO pour recapitaliser une entreprise

C'est le cas de beaucoup d'entreprises en France qui n'ont pas suffisamment de fonds propres pour faire face à des difficultés temporaires, à l'effet ciseau lié au développement de nouveaux marchés ou à une croissance rapide. Une grande partie des faillites vient d'ailleurs de là. Au contraire d'une augmentation de capital pour injecter de l'argent frais dans l'entreprise, c'est une pré-vente des produits ou services de l'entreprise à des acheteurs/investisseurs qui a lieu. Avec une conséquence directe sur la non dilution des actionnaires actuels.

Je vous invite vivement à continuer cette lecture.

https://www.linkedin.com/pulse/une-ico-nest-pas-levée-de-fonds-pierre-paperon/

 

Controverse

Vers des plateformes Equity émettrice d'ICO selon Jean-Michel Errera, Directeur Général, co-fondateur MIPISE

Dans ce cadre, les CIP (Conseillers en investissements participatifs) devraient pouvoir jouer un rôle majeur dans l'émission des ICOs, pour peu qu’ils se dotent d’une solution blockchain appropriée.

Les CIP sont en bonne position dans cet écosystème :

  • Ils bénéficient de la légitimité d’un agrément reconnu par l’AMF.
  • Compte-tenu de leur expérience d'obtention d'un agrément auprès de l'AMF, ils pourront être conseil et venir en appui auprès de l'émetteur d'ICO pour otenir son visa.
  • Ils disposent de l’infrastructure technique et des procédures visant à opérer une levée de fonds (de bout en bout y compris les paiements), à connaitre le client (KYC) et à prévenir les risques de blanchiment de l’argent.
  • Ils sont calibrés pour faire une analyse du risque.
  • Ils sont enclins à vérifier les informations fournies dans le White Paper (le livre blanc qui explique le pourquoi du comment de l’opération).
  • Ils animent et disposent d'une communauté d'investisseurs qualifiés qui n'hésiteront pas à investir sur des projets de qualités labellisés par l'AMF.

Selon Jean-Michel Errera, Directeur Général, co-fondateur MIPISE